Nawell Madani bouleversante dans le nouveau drame Netflix "Jusqu'au bout" : "Un enfant est tellement sacré qu'on le montre très peu à l'image malade"
L'humoriste belge Nawell Madani est à l'affiche d'un film captivant sur le combat d'une mère pour sauver la vie de son fils de la maladie qui débarque sur la plateforme de streaming Netflix ce mercredi, "Jusqu'au bout".

- Publié le 08-07-2026 à 06h45

Après une naissance par don d'embryon, des années plus tard, Jada, désormais mère célibataire, découvre que son fils est atteint d'une leucémie qui s'aggrave de jour en jour. Alors que la vie de son enfant est menacée, elle est prête à tout pour lui obtenir une greffe. Tel est le pitch du long métrage captivant proposé à partir de ce mercredi sur Netflix Jusqu'au bout, co-réalisé, co-écrit et porté à l'écran par Nawell Madani.
Habituée à nous faire rire, la comédienne révélée au public en 2012 grâce au Jamel Comedy Club et prochainement en spectacle à Forest National (le 3 février 2027) explore à nouveau le genre du drame comme elle l'avait fait auparavant avec la série sombre et sociale Jusqu'ici tout va bien. Aux côtés de Ludovic Colbeau-Justin, qui l'avait déjà épaulé pour son premier film en tant que réalisatrice C'est tout pour moi, elle aborde des sujets encore tabous avec une volonté de "montrer les différents obstacles que l'on rencontre quand on est face à une épreuve aussi compliquée, face à la maladie de son enfant".
Une inspiration belge et personnelle
Touchée par le film belge Alabama Monroe de Felix Van Groeningen, la native de Watermael-Boitsfort s'est nourrie de sa propre expérience pour le film, elle qui a surmonté un long parcours de 17 ans marqué par plus de dix fécondations in vitro et des problèmes de santé pour devenir mère. Elle a puisé également dans le vécu d'une dame rencontrée au sein de son comedy club bruxellois le Nouvel Act, où elle a également été chercher une partie du casting, pour décrire avec justesse le combat contre la maladie d'un enfant.
Nawell Madani : "Le cinéma, c'est enrichissant. Le spectacle, c'est un exutoire""Un enfant, c'est tellement sacré qu'on le montre très peu à l'image quand il est malade", regrette-t-elle. Loin de verser dans le pathos, la Belge a réussi à transmettre les émotions, positives comme négatives, traversées par ceux qui sont confrontés à des épreuves terribles dès le plus jeune âge en leur laissant la place nécessaire pour s'exprimer. "Ils en parlent avec tellement de justesse, d'innocence et en même temps de maturité. On dit souvent aux parents qu'ils sont forts mais, en réalité, les vrais guerriers ce sont les enfants", assure-t-elle.
Une touche d'humour
Malgré une thématique lourde, Nawell Madani a également tenu à intégrer une touche d'humour. "J'aime mêler l'humour à l'émotion", ajoute-t-elle. "J'ai essayé de mettre des blagues dans toutes les scènes. C'était un problème car mon équipe me disait que je ne pouvais pas à certains moments. Mais j'essaye toujours. C'est ma façon de faire et je me dis qu'on verra au montage."
Nawell Madani s'est rendue chez le petit garçon auquel elle avait donné un coup à Paris : "Nous avons choisi la clarté, la douceur et l'apaisement"La zone de jeu a été particulièrement dense avec les enfants. "J'ai pu m'amuser avec eux car ils ne se jugent pas. Ils n'ont pas le même regard sur eux. Ils sont là pour s'amuser et prendre du plaisir. Ils voulaient tous leur punchline. C'était trop chouette de jouer avec eux. Sur scène ou dans les fictions, j'aime mélanger les genres et les tons. C'est périlleux, on marche constamment sur un fil, mais j'ai l'espoir que ça marche", conclut-elle. Et on peut dire que c'est réussi.
