Après un cru exceptionnel en 2022, la Belgique revient défendre ses couleurs à Cannes

Le Festival de Cannes se tiendra du 16 au 27 mai dans la ville côtière française.

76e festival international du film de Cannes
Le Festival de Cannes débute demain. ©PHOTOPQR / Dylan Meiffret

Après un triplé gagnant dans la prestigieuse compétition cannoise en 2022, la Belgique viendra à nouveau dévoiler son savoir-faire cinématographique sur la Croisette, à partir de mardi. Au vu du palmarès belge exceptionnel de l'an dernier, cette 76e édition du Festival de Cannes n'aura clairement pas la même saveur que l'édition précédente mais nombre de productions et coproductions peuvent cette année encore espérer briller dans leurs catégories respectives.

Prix spécial du 75e anniversaire pour Tori et Lokita en 2022, les frères Dardenne seront ainsi représentés cette année en compétition sur la Croisette par le biais de leur société de production "Les films du fleuve", impliquée dans The Old Oak du Britannique Ken Loach, avec lequel ils ont déjà travaillé à plusieurs reprises par le passé. Le festival, qui se tiendra du 16 au 27 mai, s'ouvrira qui plus est avec une autre de leur coproduction, à savoir Jeanne du Barry de la Française Maïwenn, qui signe le grand retour de Johnny Depp.

La Belgique bien présente dans la section "Un Certain Regard"

Toujours en sélection officielle, la section "Un Certain Regard", qui vise à mettre à l'honneur des œuvres audacieuses et originales de cinéastes encore peu connus, aura aussi sa touche belge grâce à des coproductions comme Les Meutes du Marocain Kamal Lazraq, soutenu par Beluga Tree et qui a bénéficié de l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), et La Rosalie de la Française Stéphanie Di Giusto, coproduit par Artémis Productions. Quant à Virginie Efira, elle sera à l'affiche de Rien à Perdre d'une autre Française, Delphine Deloget.

Mais c'est surtout le long métrage Augure, de l'artiste belgo-congolais Baloji, qui attirera l'attention à "Un Certain Regard". Tourné entre la Belgique et la République démocratique du Congo, Augure - avec à l'affiche les Belges Marc Zinga et Lucie Debay - est produit par Wrong Men, notamment avec l'aide du Centre du cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de screen.brussels, du tax shelter du gouvernement fédéral belge. À noter également que l'ensemble des films dans cette catégorie seront départagés par un jury, auquel prendra part l'actrice belge Émilie Dequenne.

Des jeunes talents belges

En ce qui concerne Cannes Première, qui est consacrée aux cinéastes confirmés non retenus en compétition, la section accueillera entre autres Le Temps d'aimer de la Française Katell Quillevéré, coproduit par Frakas Production et soutenu par la FWB, et Bonnard, Pierre et Marthe de son compatriote Martin Provost, avec Cécile de France au casting.

Côté sections parallèles, le Belge Claude Schmitz connaîtra sa première cannoise à la Quinzaine des cinéastes, qui vise à mettre en lumière le travail de jeunes auteurs ainsi qu'à saluer les œuvres de réalisateurs reconnus. Il y présentera son second long métrage, L'Autre Laurens, produit par Wrong Men. Premiers pas sur la Croisette également pour Rosine Mbakam qui dévoilera, là aussi à la Quinzaine, son tout premier long métrage Mambar Pierrette, produit par Tandor Film.

En parallèle, deux autres films belges francophones concourront eux à la Semaine de la Critique, section dédiée à la découverte de jeunes talents. Il s'agira également d'une première à Cannes pour leurs trois réalisateurs. Le duo Ann Sirot et Raphaël Balboni présentera ainsi son second long métrage Le syndrome des amours passées, une comédie romantique sur le parcours d'un couple qui ne parvient pas à avoir d'enfant. Quant à la Namuroise Paloma Sermon-Daï, elle proposera son premier long métrage de fiction Il pleut dans la maison. Autre dernier clin d'oeil à la Belgique à la Semaine de la Critique : la projection annoncée de la coproduction de la société liégeoise GapBusters Vincent doit mourir de Stéphan Castang.

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