Ukraine : une enfant tuée, 22 blessés dans une attaque aérienne à Dnipro

Les frappes aériennes russes au-dessus de l'Ukraine se sont intensifiées ces dernières semaines, tout comme des incursions ukrainiennes en Russie. A Dnipro, dans le centre de l'Ukraine, des frappes ont tué une fillette de deux ans et blessé 22 personnes.

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Cette photo prise et diffusée par le Service d'urgence de l'Ukraine le 3 juin 2023 montre des sauveteurs travaillant sur les décombres d'un immeuble résidentiel endommagé par un tir de missile dans la banlieue de Dnipro, dans le cadre de l'invasion russe de l'Ukraine ©AFP or licensors

Des attaques aériennes ont frappé samedi soir Dnipro dans le centre de l'Ukraine, tuant une fillette de deux ans et blessant 22 personnes, et dimanche un aérodrome du centre du pays, selon les autorités ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky a accusé les Russes d'avoir "attaqué la ville" de Dnipro et affirmé que d'autres victimes restaient prisonnières des décombres de deux immeubles d'habitations.

Les frappes aériennes russes au-dessus de l'Ukraine se sont intensifiées ces dernières semaines, tout comme des incursions ukrainiennes en Russie.Depuis des mois, Kiev affirme se préparer à une offensive majeure contre les forces d'occupation de Moscou dans le but de reconquérir les territoires perdus depuis l'invasion russe de février 2022.

La frappe de samedi a détruit deux bâtiments d'un quartier résidentiel de Dnipro, ainsi que dix maisons, un magasin et une conduite de gaz, selon le gouverneur de la région de Dnipro, Serhiy Lysak. "Dans la nuit, le corps d'une fille a été récupéré sous les décombres d'une maison" du quartier de Pidhorodnenska, "elle venait d'avoir deux ans", a-t-il posté dimanche sur le réseau social Telegram.

En outre, "22 personnes ont été blessées, dont cinq enfants", a-t-il ajouté dans son dernier bilan de l'attaque du quartier de Dnipro. Sur ces enfants, "les médecins estiment que l'état de trois garçons est grave. Ils sont en salle d'opération".

Sur Facebook, le président ukrainien a posté une vidéo montrant des secouristes en train de fouiller des décombres, au son de marteaux piqueurs. "Une fois de plus, la Russie prouve qu'elle est un Etat terroriste. Les Russes porteront la responsabilité de tout ce qui est commis contre notre Etat et notre peuple", a-t-il fustigé.

Deux morts côté russe

Dimanche, les autorités ukrainiennes ont aussi annoncé qu'un aérodrome avait été touché par une frappe russe près de la ville de Kropyvnytskyï dans le centre du pays. "Six missiles et cinq drones d'attaque" ont été lancés par les forces russes, a déclaré à la télévision un porte-parole de l'armée de l'Air ukrainienne, Youriï Ignat. "Malheureusement, ils n'ont pas tous été détruits. Sur les six (missiles), quatre ont été détruits par la défense aérienne et deux ont frappé l'aérodrome près de Kropyvnytskyï", a-t-il ajouté.

A Kiev, le chef de l'administration militaire locale avait déclaré au préalable que les défenses aériennes de la capitale avaient repoussé plusieurs missiles et drones dans la nuit. "Selon des informations préliminaires, aucune cible aérienne n'a atteint la capitale", a écrit dimanche Serhiy Popko sur le réseau social Telegram.

De l'autre côté de la frontière, des tirs d'obus ukrainiens ont tué deux personnes samedi à Belgorod, en Russie, a fait savoir le gouverneur local Vyacheslav Gladkov. Les villages frontaliers de cette région ont été frappés par des tirs d'artillerie sans précédent ces derniers jours, faisant sept morts au total cette semaine, selon des sources russes.

Certaines régions russes frontalières, en particulier celle de Belgorod, sont également touchées par des incursions armées. Ces dernières ont été revendiquées par des groupes se disant russes et combattant pour Kiev. Les autorités ukrainiennes nient toute implication. Ces derniers jours, les tirs d'artillerie ont poussé des milliers d'habitants à se réfugier à Belgorod, la capitale régionale. L'un d'entre eux, Evguéni Klioutchnikov, habitant de Chebekino, à 30 km de là, estime que sa ville ressemble désormais à une cité fantôme parsemée de cratères de bombes.

"Si le gouvernement ne nous aide pas à reconstruire et ne nous donne pas de logements, tous les habitants (de Chebekino) seront des sans-abris", a déclaré à l'AFP ce manutentionnaire rencontré en fin de semaine dans un centre d'hébergement de Belgorod. Le maire de cette ville, Valentin Demidov, a affirmé qu'environ 5.000 personnes fuyant les bombardements s'étaient enregistrées auprès des autorités.

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