François Fillon : l'enquête élargie à des soupçons d’« escroquerie aggravée et faux »

Le parquet national financier a confirmé au «Monde» que l'enquête ouverte à l'encontre de François Fillon avait été élargie à des soupçons d'«escroquerie aggravée et faux».

La Rédaction
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Francois Fillon à Courbevoie, près de Paris, le 21 mars 2017.
Francois Fillon à Courbevoie, près de Paris, le 21 mars 2017.

L’enquête sur de possibles emplois fictifs qui a conduit à la mise en examen de François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a été étendue à des soupçons d’«escroquerie aggravée, faux et usage de faux », a indiqué mardi 21 mars une source judiciaire à l’AFP.

Comme l'a révélé Le Monde, le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d'instruction le 16 mars un réquisitoire supplétif visant des faits d'« escroquerie aggravée, faux et usage de faux», selon cette source. D'après le quotidien, la justice se demande si « les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires » versés à Pénélope, l'épouse du candidat.

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Une mise en relation à 50 000 dollars avec Vladimir Poutine

Cette annonce survient quelques heures après que le Canard Enchaîné, dans son édition datée du mercredi 22 mars, ait révélé que François Fillon a mis en relationun des clients de sa société de conseil 2F Conseil avec le président russe Vladimir Poutine et le PDG de Total. Pour cette convention de lobbying, organisée en 2015 avec le propriétaire libanais de « Future Pipe Industries » Fouad Makhzoumi, la société de l'ancien Premier ministre a été rémunérée 50 000 dollars.

Le député de Paris a gardé d'« assez bonnes relations » avec le président russe, comme l'avait confirmé en novembre dernier le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Cette proximité date de la période où ils étaient tous deux Premiers ministres : « À cette époque, il y avait encore un climat de travail fécond en faveur du développement des relations bilatérales », avait précisé Peskov.

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François Fillon a été mis en examen la semaine dernièrepour « détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux etmanquement aux obligations déclaratives à laHaute Autorité pour la transparence de la vie publique »dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse Pénélope et de ses enfants Marie et Charles. Dans la même journée, on avait appris queCharles et Marie Fillon avaient reversé une partie de leurs salaireslorsqu'ils étaient employéscomme assistants parlementaires de 2005 à 2007.Sur les 46 000 euros net touchés parsa fille, Marie, d'octobre 2005 à décembre 2006, environ 33 000 sont repartis sur le compte joint des parents.

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